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En Angleterre, il n’existe qu’un seul régime national de sécurité sociale : l’assurance nationale. Celle-ci est applicable aux salariés et aux nonsalariés ainsi qu’aux non-actifs. L’assurance nationale ne comprend pas les prestations en nature de l’assurance maladie, celles-ci sont prises en charge par le service national de santé qui est financé par l’impôt (N.H.S.), gratuit et ouvert à tous les résidents.
En Autriche, en Belgique, en Bulgarie, à Chypre, en Estonie, en Finlande, en Hongrie, en Lettonie, en Slovénie et en Suède, l’artiste salarié ou indépendant bénéficiera alors de toutes les prestations offertes par le régime général. C’est aussi le cas au Portugal, où le Service National de Santé est universel et général : quel que soit leur statut, les artistes qui résident au Portugal sont couverts par ce service.
En Espagne, l’artiste bénéficie d’une couverture sociale publique et universelle. Cependant il a la possibilité de cotiser 1,3% en plus pour étendre les garanties de la protection sociale (invalidité temporaire, accident de travail, invalidité, décès).
En Irlande, qu’il soit en situation de subordination ou indépendant, l’artiste relève automatiquement de l’assurance sociale obligatoire proportionnelle au salaire (Pay-Related Social Insurance – PRSI). Son revenu va ainsi déterminer le montant des cotisations qu’il doit payer mais aussi la gamme des soins servis gratuitement. En effet, la couverture sociale peut être plus ou moins étendue.
Au Luxembourg, la population active bénéficie d’une protection sociale plutôt uniforme. Ainsi, salariés et travailleurs indépendants sont couverts contre les mêmes risques. Toutefois, un régime unique de pension invalidité - vieillesse - survie englobant l’ensemble de la population active a été créé par la loi du 27 juillet 1987, à l’exclusion des fonctionnaires et assimilés qui bénéficient d’un régime statutaire.
Aux Pays-Bas, certaines assurances sont réservées aux salariés et d’autres aux indépendants. Le régime des salariés est financé par les cotisations salariales et patronales sur la base des salaires, dans la limite d’un plafond. Il comprend l’assurance maladie, l’assurance incapacité de travail, l’assurance chômage. Le régime des travailleurs indépendants couvre quant à lui l’incapacité de travail des travailleurs indépendants et l’attribution d’un revenu aux artistes.
En Roumanie, la différence concerne le statut. Pour les salariés, la couverture est universelle. Le financement du régime général impose le paiement de cotisations pour la retraite et pour la maladie. Si l’artiste est indépendant, il peut cotiser volontairement auprès des caisses maladies et des caisses de retraite.
En Slovaquie, le taux de cotisations pour un salarié représente 34,6% de son salaire, répartie entre le salarié (9,4%) et l’employeur (25,2%). Les cotisants volontaires, c‘est-à-dire les travailleurs indépendants, fixent eux-mêmes le taux de cotisation avec un taux maximum à 35,15%. S’ils n’ont pas de revenus, alors ils sont exonérés de cotisations sociales, mais cela aboutit au fait qu’ils ne disposent pas de couverture sociale.