Analyse de la couverture sociale de l’artiste des arts visuels et plastiques

Dans la majorité des pays de l’Union européenne, la singularité de l’activité de l’artiste n’est pas prise en compte dans l’élaboration du régime de protection sociale de l’artiste des arts visuels et plastiques. Ceux-ci ont le plus souvent une couverture sociale générale qui est à l’image de celle dont dispose tout autre citoyen du pays.

Seuls certains pays ont donc institué un régime comportant quelques points particuliers. En effet, ces quelques pays ont fait le choix de tenir plus ou moins compte de la singularité de la profession d’artistes des arts visuels et plastiques en instaurant un certain nombre de dispositions particulières.

La prise en compte de la singularité de l’activité d’artiste dans l’élaboration du régime social n’est pas suffisante pour améliorer les conditions de vie dans lesquelles l’artiste exerce son métier. En effet, dans certains pays qui ne prévoient aucun mécanisme juridique particulier en matière de sécurité sociale, les artistes peuvent vivre plus aisément de leur activité puisqu’au niveau local, une dynamique de terrain leur permet de diffuser plus largement leur travail. Dès lors, il existerait deux axes pour permettre de favoriser les conditions de création de l’artiste plasticien.

  • La première possibilité est de tenir compte de la spécificité du métier d’artiste en mettant au point un régime de sécurité sociale particulier et adapté à la singularité de l’activité de l’artiste.
  • La seconde possibilité est d’agir directement sur le terrain, en développant par une diversité de propositions artistiques, l’accès à la culture et aux oeuvres. Cette technique de dynamisation permettrait alors à l’artiste d’accéder plus aisément à l’exposition et à la vente de ses oeuvres. Arrivant ainsi à vivre de son travail d’artiste, celui-ci peut alors être protégé par une couverture sociale plus standardisée.

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